Rapport général de la mission de l’ONG EAH Bien-Être à Dakar : 89e session ordinaire de la CADHP

Le présidium de la séance consacrée à l'Institut National de la Femme du Bénin, Dakar, 13 octobre 2026

Participation aux activités organisées par le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) en marge de la 89e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, Dakar (Sénégal), octobre 2026.

Rédigé par Adandé Barthélémy OTOLORIN, chargé des programmes de l’ONG EAH Bien-Être, chef de mission

Adjarra (Ouémé, Bénin), octobre 2026

Tableau 1 : Fiche signalétique de la mission

RubriqueRenseignements
IntituléMission de plaidoyer et de réseautage de l’ONG EAH Bien-Être à la 89e session ordinaire de la CADHP
LieuDakar (Sénégal) : King Fahd Palace, hôtel Fleur de Lys
Période couverteDu 12 au 15 octobre 2026 (la session publique se poursuit jusqu’au 21 octobre)
CadreInvitation du RFLD, ONG dotée du statut d’observateur auprès de la CADHP (lettre réf. SEC/RFLD 015 du 9 septembre 2026)
Chef de missionAdandé Barthélémy OTOLORIN, chargé des programmes, EAH Bien-Être
Thématiques suiviesDroits des femmes et des filles, violences basées sur le genre, violence numérique, accès à la justice, protection des défenseurs
ProductionsUn carnet de mission et deux articles d’analyse

1. Contexte et justification

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a ouvert la partie publique de sa 89e session ordinaire le lundi 12 octobre 2026 au King Fahd Palace de Dakar. Les travaux se tiennent jusqu’au 21 octobre en format hybride : la session privée s’était déroulée en ligne du 21 septembre au 1er octobre. Plus de 1 400 délégués représentant les 54 États parties à la Charte africaine étaient attendus. L’ordre du jour comprend l’examen des rapports périodiques de quatre États, la coopération entre la Commission, les ONG et les institutions nationales des droits de l’homme, ainsi que l’examen de demandes de statut d’observateur introduites par des ONG.

Cette session a une portée symbolique particulière. Sa clôture, le 21 octobre, coïncide avec le quarantième anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, date célébrée chaque année comme Journée africaine des droits de l’homme. Le Sénégal, pays hôte, revendique une part historique dans l’élaboration de la Charte, à travers le président Léopold Sédar Senghor et le juriste Kéba Mbaye.

C’est dans ce cadre que le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD), présent au Bénin, au Sénégal, au Ghana, en Gambie et aux États-Unis, a invité le chargé des programmes de l’ONG EAH Bien-Être à prendre part à ses activités. La lettre d’invitation, datée du 9 septembre 2026 et signée de sa représentante-pays, Mme Bathor SECK, prévoyait deux temps forts : le Forum des ONG, du 8 au 10 octobre, et les activités connexes et panels thématiques organisés du 12 au 21 octobre sur la justice, l’égalité de genre, la protection des droits humains et l’élimination des violences basées sur le genre.

Pour EAH Bien-Être, ONG sœur du RFLD basée à Adjarra dans le département de l’Ouémé, la mission répondait à un besoin précis : relier les réalités observées dans les communautés béninoises aux mécanismes continentaux chargés de protéger les droits, et inscrire le travail engagé au Bénin, notamment à travers le projet NAFASI consacré à une démocratie numérique durable, dans les débats régionaux.

2. Objectifs de la mission

La mission avait pour objectif général de renforcer la contribution d’EAH Bien-Être à la promotion et à la protection des droits humains, en particulier ceux des femmes et des filles, par une participation active aux espaces de dialogue du système africain des droits de l’homme. Trois objectifs spécifiques en découlaient :

  • Plaidoyer : faire connaître, au cours des panels et des échanges en marge des travaux, les réalités du terrain béninois et les réponses expérimentées par la société civile locale ;
  • Réseautage : rencontrer des organisations sœurs, des experts et des partenaires techniques et financiers afin d’identifier de nouvelles synergies d’action à l’échelle régionale ;
  • Capitalisation et restitution : documenter les enseignements recueillis à Dakar et les partager, au retour, avec les équipes de l’ONG, ses partenaires et les communautés d’Adjarra et de l’Ouémé.

3. Déroulement de la mission

La mission s’est organisée autour de la session publique de la Commission et des activités connexes proposées par le RFLD. Le tableau 2 en retrace les principales étapes pour la période couverte par le présent rapport.

Tableau 2 : Chronologie de la mission

DateActivitéParticipation d’EAH Bien-Être
9 sept. 2026Réception de la lettre d’invitation du RFLD (réf. SEC/RFLD 015)Acceptation de l’invitation et préparation de la mission
8 – 10 oct. 2026Forum des ONG précédant la sessionInscrit au programme proposé par le RFLD
12 oct. 2026Ouverture de la session publique, King Fahd PalacePrésence en salle plénière ; publication d’un carnet de mission
13 oct. 2026Présentation des activités de l’Institut National de la Femme du Bénin : « Écho de la CRIET au Bénin »Membre de la délégation du RFLD ; observation et rédaction d’un article
15 oct. 2026Panel du Vance Center et du RFLD sur la violence numérique faite aux femmes défenseures, hôtel Fleur de LysMembre de la délégation béninoise ; observation et rédaction d’un article
12 – 21 oct. 2026Activités connexes et panels thématiques ; clôture le 21 octobreSuivi des travaux jusqu’à la clôture

3.1. L’ouverture de la session publique (12 octobre)

La cérémonie d’ouverture s’est tenue sous le haut patronage du ministre sénégalais de la Justice et en présence du président de la CADHP, M. Idrissa Sow. Le chef de mission y a assisté au sein des représentants de la société civile, badge d’accès au cou. Cette première journée a permis de prendre la mesure de l’affluence, de repérer les organisations présentes et de préciser l’agenda des activités parallèles. Elle a donné lieu à la publication, par la cellule communication d’EAH Bien-Être, d’un carnet de mission présentant l’ONG, les raisons de sa présence et les enjeux qu’elle entendait porter.

Adandé Barthélémy OTOLORIN, chargé des programmes d'EAH Bien-Être, aux côtés d'un participant de la société civile dans la salle de la 89e session de la CADHP à Dakar

Photo 1. Le chef de mission d’EAH Bien-Être (à gauche) aux côtés d’un participant de la société civile, dans la salle de la 89e session, le 12 octobre 2026. Source : EAH Bien-Être.

3.2. La présentation de l’Institut National de la Femme (13 octobre)

L’après-midi du 13 octobre, le Bénin a présenté devant un auditoire international cinq années d’action de l’Institut National de la Femme (INF). La séance réunissait des participants venus notamment du Bénin, du Sénégal, du Niger, du Nigeria, du Maroc, de la France, du Ghana et de la Gambie. Au présidium siégeaient l’Honorable Commissaire Rémy Ngoy Lumbu, ancien président de la CADHP et Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l’homme, Mme Flore DJINOU, Secrétaire exécutive de l’INF, et M. IMOROU, président de la Commission béninoise des droits de l’homme (CBDH) et professeur à l’Université d’Abomey-Calavi.

L’exposé de la Secrétaire exécutive a retracé le passage de l’Institut National pour la Promotion de la Femme, créé par décret en 2009 avec un rôle surtout consultatif, à l’INF issu de la loi n° 2021-11 du 20 décembre 2021. Ce texte a doté l’Institut de prérogatives juridiques et judiciaires, dont la possibilité de se constituer partie civile aux côtés des victimes. L’INF est organisé en cinq pôles d’expertise, de l’écoute des victimes au suivi-évaluation, et s’appuie sur des antennes départementales et des points focaux locaux.

Le titre de la présentation, « Écho de la CRIET au Bénin », renvoie au choix du Bénin de confier à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme la connaissance de certaines infractions commises à raison du sexe. L’INF y joue un rôle de passerelle entre les victimes et la chaîne pénale. La clinique juridique organisée à Pobè en juin 2025, avec magistrats, avocats, policiers et médecins réunis autour d’un procès fictif, a été citée comme exemple de ce « réflexe INF » que l’Institut cherche à diffuser.

En clôture, l’Honorable Rapporteur et le président de la CBDH ont félicité le RFLD et sa délégation venue du Bénin. La Directrice pays du RFLD au Sénégal a salué la conduite du panel, et la Directrice de la Famille du Sénégal, représentant la ministre de la Famille, a souligné l’intérêt du pays hôte pour l’expérience béninoise.

Le présidium de la séance consacrée à l'Institut National de la Femme du Bénin, Dakar, 13 octobre 2026
La délégation du RFLD et d'EAH Bien-Être avec les autorités, Dakar, 13 octobre 2026

Photos 2 et 3. À gauche, le présidium de la séance consacrée à l’INF ; à droite, la délégation du RFLD et d’EAH Bien-Être avec les autorités, Dakar, 13 octobre 2026. Source : EAH Bien-Être.

3.3. Le panel sur la violence numérique faite aux femmes défenseures (15 octobre)

Le jeudi 15 octobre, le Cyrus R. Vance Center for International Justice et le RFLD ont réuni à l’hôtel Fleur de Lys des commissaires, des experts et des militantes de plusieurs pays autour de la protection des femmes défenseures des droits humains face à la violence numérique. L’objectif était de partager l’expérience du Vance Center dans la construction d’un cadre régional consacré aux femmes et aux filles.

Le Commissaire Rémy Ngoy Lumbu a rappelé que les organisations ne peuvent plus défendre les droits des femmes sans recourir aux plateformes numériques, alors même que ces outils exposent la vie privée des militantes. Il a insisté sur la responsabilité première de l’État dans la sécurisation d’Internet et recommandé aux femmes engagées de distinguer numéro professionnel et numéro privé. La Commissaire Janet Ramatoulie Sallah-Njie, Rapporteure spéciale sur les droits des femmes en Afrique, a décrit les formes les plus fréquentes de cette violence : cyberharcèlement, diffusion non consentie d’images intimes, divulgation de données personnelles, désinformation misogyne et surveillance par un partenaire.

Pour le RFLD, Dr Sandrine Chikou a présenté la situation béninoise. Elle a relevé le contraste entre des acquis juridiques réels, au premier rang desquels la loi de 2021 et l’action de l’INF, et leur faible traduction dans l’espace numérique, alors que certaines dispositions du code du numérique de 2018 ont surtout servi à poursuivre des voix critiques. Les débats ont fait ressortir trois constats : près d’une femme connectée sur trois est touchée dans les pays étudiés, une victime sur quatre environ réduit ou abandonne sa présence en ligne, et la plupart ignorent les textes qui les protègent.

Table officielle du panel du Vance Center et du RFLD sur la violence numérique faite aux femmes défenseures, hôtel Fleur de Lys, Dakar
Délégation béninoise du RFLD à la table du panel sur la violence numérique, Dakar, 15 octobre 2026

Photos 4 et 5. À gauche, la table officielle du panel du Vance Center et du RFLD ; à droite, la délégation béninoise du RFLD, hôtel Fleur de Lys, 15 octobre 2026. Source : EAH Bien-Être.

4. Résultats obtenus

Au terme de la période couverte, les résultats suivants peuvent être mis à l’actif de la mission :

  • Une présence effective de l’ONG dans les espaces de la CADHP. EAH Bien-Être a participé, au sein de la délégation du RFLD, à deux activités connexes de haut niveau et a suivi la session publique depuis son ouverture.
  • Une meilleure connaissance des mécanismes régionaux. La mission a permis d’identifier les interlocuteurs utiles à l’ONG, en particulier les deux rapporteurs spéciaux chargés des défenseurs et des droits des femmes, ainsi que les voies de saisine : appels urgents, communications et contributions à l’examen des rapports des États.
  • Un réseau élargi. Des contacts ont été noués avec des organisations et des personnalités du Sénégal, de la Gambie, du Ghana et d’autres pays, avec l’INF, la CBDH et le Vance Center.
  • Une production documentaire. Trois textes ont été rédigés pendant la mission : un carnet de mission (12 octobre), un article sur la présentation de l’INF (13 octobre) et un article d’analyse sur la violence numérique faite aux femmes défenseures (15 octobre), destiné à une revue scientifique.
  • Une visibilité accrue de l’ONG. Les autorités présentes ont publiquement salué la délégation béninoise conduite par le RFLD, dont EAH Bien-Être faisait partie.

« Les droits proclamés à Dakar ne valent que par ce qu’ils changent dans la vie des communautés. »

5. Difficultés rencontrées

Deux limites méritent d’être signalées. La première tient à l’accès aux données : les chiffres présentés lors de la séance de l’INF n’ont pu être repris faute de disposer du support officiel de la présentation, ce qui restreint l’exploitation quantitative de cette activité. La seconde est d’ordre plus général : le Bénin ne dispose pas encore d’enquête nationale sur la prévalence de la violence en ligne contre les femmes, alors que le Sénégal, pays hôte, figure déjà dans les études régionales de référence. Cette lacune a été relevée par les organisations présentes et limite la portée du plaidoyer béninois sur ce thème.

Enfin, la session publique se poursuivant jusqu’au 21 octobre, le présent rapport ne rend compte que des activités tenues jusqu’au 15 octobre. Les travaux des jours suivants feront l’objet d’un complément.

6. Enseignements et recommandations

6.1. Principaux enseignements

  • Une institution forte change la donne. Le passage de l’INPF à l’INF montre qu’un mandat clair, assorti de prérogatives juridiques, transforme une structure de réflexion en véritable outil de protection.
  • La justice reste un maillon décisif. L’articulation entre l’INF et la CRIET illustre une voie concrète pour lutter contre l’impunité des violences faites aux femmes.
  • Les normes existent, leur application fait défaut. Le système africain dispose d’un socle solide, notamment le Protocole de Maputo (Union africaine, 2003) et les résolutions 522 et 591 de la CADHP (CADHP, 2022 ; CADHP, 2024), mais leur transposition nationale demeure inégale.
  • La société civile est le premier contact des victimes. Les organisations de terrain doivent connaître les voies de recours et savoir orienter les femmes et les filles vers les services compétents.

6.2. Recommandations

Tableau 3 : Recommandations de la mission

DestinataireRecommandations
ONG EAH Bien-ÊtreOrganiser la restitution de la mission à Adjarra ; intégrer la violence numérique dans les activités du projet NAFASI ; former l’équipe et les bénévoles à la sécurité numérique ; relayer le « réflexe INF » auprès des communautés ; étudier l’opportunité de solliciter à terme le statut d’observateur auprès de la CADHP.
RFLDPoursuivre l’accompagnement de l’ONG dans les sessions de la Commission ; porter la mise en place d’un réseau d’alerte et de solidarité pour les femmes défenseures menacées ; définir avec les ONG membres un protocole commun de documentation des cas.
État béninois et INFConduire une enquête nationale de prévalence de la violence numérique contre les femmes ; réviser les dispositions trop larges du code du numérique ; poursuivre la vulgarisation de la loi n° 2021-11 et l’extension des antennes de l’INF ; former policiers, magistrats et travailleurs sociaux à la conservation des preuves numériques.
Partenaires techniques et financiersSoutenir les activités de restitution et de sensibilisation dans les communes ; appuyer la collecte de données comparables entre pays ; financer l’accompagnement juridique et psychosocial des victimes.

7. Perspectives et suite à donner

De retour au Bénin, EAH Bien-Être entend transformer les acquis de Dakar en actions de terrain. La priorité sera la restitution auprès de l’équipe de l’ONG, de ses partenaires et des communautés d’Adjarra et de l’Ouémé. L’ONG renforcera ensuite l’information des femmes et des filles sur leurs droits et sur les voies de recours, en s’appuyant sur les radios communautaires et les langues locales, et orientera les victimes vers les services de l’INF.

Sur le plan du plaidoyer, EAH Bien-Être poursuivra aux côtés du RFLD le travail engagé pour que les engagements de la Charte africaine se traduisent dans la vie quotidienne. Les cas documentés au Bénin pourront alimenter l’étude continentale lancée par la Résolution 591 et être portés devant les rapporteurs spéciaux lors des prochaines sessions de la Commission. Les deux articles rédigés pendant la mission seront finalisés en vue de leur publication.

Conclusion

La mission de Dakar a permis à une ONG d’Adjarra de prendre place, aux côtés du RFLD, dans le principal espace africain de dialogue sur les droits humains. Quarante ans après l’entrée en vigueur de la Charte africaine, les échanges ont confirmé que les textes existent et que l’enjeu se situe désormais dans leur mise en œuvre, au plus près des populations. EAH Bien-Être rentre de Dakar avec des contacts, des connaissances et des engagements qu’il lui revient maintenant de traduire en actions concrètes au service des femmes, des filles et des communautés de l’Ouémé.

Fait à Dakar, le 15 octobre 2026

Le chargé des programmes, chef de mission

Adandé Barthélémy OTOLORIN

Documents de référence

CADHP, 2022, Résolution sur la protection des femmes contre la violence numérique en Afrique, CADHP/Rés.522 (LXXII) 2022, Banjul, Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

CADHP, 2024, Résolution sur la nécessité d’entreprendre une étude sur la violence numérique contre les femmes en Afrique, CADHP/Rés.591 (LXXX) 2024, Banjul, Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

CADHP, 2026, Avis public : 89e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, Banjul, 5 août 2026, https://achpr.au.int.

EAH BIEN-ÊTRE, 2026, « À Dakar, la société civile béninoise prend place au cœur du système africain des droits humains », carnet de mission, Adjarra, ONG EAH Bien-Être, 12 octobre 2026.

OTOLORIN Adandé Barthélémy, 2026a, « La protection des femmes et des filles au cœur de l’action publique au Bénin : enseignements de la présentation de l’Institut National de la Femme en marge de la 89e session ordinaire de la CADHP (Dakar, 2026) », Adjarra, ONG EAH Bien-Être et RFLD, 13 octobre 2026.

OTOLORIN Adandé Barthélémy, 2026b, « La protection des femmes défenseures des droits humains face à la violence numérique en Afrique », Adjarra, ONG EAH Bien-Être, 15 octobre 2026.

RÉPUBLIQUE DU BÉNIN, 2021, Loi n° 2021-11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et de protection de la femme en République du Bénin, Cotonou, Journal officiel.

RFLD (Réseau des Femmes Leaders pour le Développement), 2026, Lettre d’invitation aux activités organisées en marge de la 89e session ordinaire de la CADHP, réf. SEC/RFLD 015, 9 septembre 2026.

UNION AFRICAINE, 2003, Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo), Maputo, Union africaine.

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